En septembre, prendre le temps…

Autour d’un joli bouquet…

En compagnie de Manga…

Observer chenille et araignée.

Au bord du Doubs, près de Vaire-Arcier…

Regarder atterrir les ULM.

Au presbytère de Remoray…

Contempler le papier peint du XIXe siècle découvert, il y a peu dans un excellent état. Il relate la vie de Joseph, le petit fils d’Abraham (Maison du Patrimoine de Remoray, visite sur demande ou à l’occasion des Journées du Patrimoine).

Apprécier la visite des simples dans le jardin de curé attenant.

Et forcément se retrouver au Musée du Temps, le temps d’une exposition…

Des livres à la campagne

L’Atelier lecture se déplace à la campagne en Haute-Saône pour cette séance estivale. L’occasion de faire le point sur mes lectures de ce premier semestre 2021.

On commence avec un roman étonnant dont la couverture ne laisse rien présager… C’est en fait une succession de récits d’aventure à la Jules Verne qui s’emboitent les uns dans les autres.

Un écrivain s’installe dans une maison dont le voisin est Thomas Vanderliden. Agé et érudit, il va lui raconter l’histoire de sa mère Rachel, et de son mari Rowland qui disparait et se fait prendre la place par un usurpateur. S’ensuit une série d’aventures rocambolesques à travers les coins les plus reculés du monde.

Le service des manuscrits d’Antoine Laurain : une tragi-comédie dans le milieu de l’édition, une enquête policière un peu trop légère et trop clichée à mon goût.

Ce que je ne veux pas savoir, récit intimiste de l’écrivaine anglaise Deborah Levy : des pensées furtives et anecdotiques sur son enfance en Afrique du Sud et une véritable introspection sur sa condition de femme et d’écrivain. Je n’ai pas accroché. Je ne lirai pas les suivants.

J’avais hâte de lire le dernier opus de Mathias Enard mais finalement ce banquet annuel de la confrérie des fossoyeurs a été plutôt indigeste sauf pour l’entrée et le dessert… Foisonnement de l’écriture jusqu’à l’écoeurement dans sa partie centrale, ce roman se rattrape dans ses première et dernière parties où l’on suit avec plaisir les aventures de David Mazon, ethnologue parisien perdu dans la région du Marais Poitevin.

L’inconnu de la poste est une enquête minutieuse de Florence Aubenas. On reste cependant à l’écart de cette histoire qui procure peu d’émotions. Une lecture mitigée, presque décevante…

Le parfum des fleurs la nuit de Leila Slimani est un texte intime et sensible (son meilleur ?) inspiré par sa nuit au musée à Venise dans la Punta della Dogana.

Que dire, que dire de plus que tout ce qui a déjà été dit sur La familia grande de Camille Kouchner… La souffrance, la culpabilité, l’omerta… Une famille qui se veut libre, mais qui finalement ne l’est pas… Le livre se lit vite, trop vite, une écriture en apnée, acérée faite de phrases courtes sans verbe. Une lecture plus intéressante que je n’aurais cru.

Un documentaire au sommet ! Cédric Gras nous raconte avec brio les incroyables récits de ces conquérants des hautes cimes soviétiques confrontés aussi aux horreurs du stalinisme.

Nature Humaine de Serge Joncour retrace la destinée d’une ferme familiale de 1976 à 1999. Dans les années 80, Alexandre, jeune agriculteur, sera confronté aux multiples changements qui touchent l’agriculture. Un roman sympathique qui dresse un juste portrait de la France rurale de cette époque.

S’inspirant de l’assassinat du Père Amel, Etienne de Montety retrace dans La grande épreuve le destin de plusieurs personnages, le père Tellier, soeur Agnès, Hisham, Daoud et Frédéric. Il met en lumière l’engrenage qui conduit à l’obscurantisme et à la tragédie…

Les seize arbres de la Somme de Lars Mytting est une enquête familiale passionnante. A la mort de son grand-père, Edvard, jeune trentenaire norvégien décide d’enquêter sur la mort de ses parents survenue en France en 1971. Une intrigue complexe qui nous fait découvrir les iles Shetland et l’univers des ébénistes. Malgré quelques longueurs, les personnages sont attachants et le roman bien construit.

Au départ, Emmanuel Carrère ne devait faire qu’un recueil sur le yoga. Finalement, il y parle de terrorisme, de folie, de dépression, de méditation, de ses amis, de ses rencontres, de la Grèce et des migrants… Une écriture limpide au service d’un récit intime et bouleversant…

Et pour finir, un polar réussi qui a fait l’unanimité : Surface d’Olivier Norek.

Noémie Chastain, blessée et défigurée en mission est mutée dans un petit village de l’Aveyron près d’un barrage. La réapparition d’un cadavre vieux de 25 ans va lui redonner envie de vivre. Un bouquin captivant que l’on ne lâche pas et qui nous fait passer un agréable moment…